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C'est reparti

Mardi 21 mars,

Les choses sont rentrees dans l'ordre, je dirais meme que c'est reparti de plus belle. Ce matin les rillettes sont partis pour la journee avec une ONG locale, Simon et Guigui ont enfin leur scoop. Vinc est entrain de ranger nos chambres de rock star, tout va pour le mieu a La Paz. Nous mettrons les photos ce soir si nous pouvons connecter le mac. Eternal summer de nouveau sur la route, viva el verano eterno.

A bientot au Peru.

Rédigé par pecc le mardi 21 mars 2006 à 14:23 dans bolivie | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)

La Paz, la salmonelle est morte

Lundi 20 mars,

La salmonelle est presque bientôt un mauvais souvenir, les deux rillettes souvent habituées a être attaquées par cette saloperie s’en sont sortis avant Vinc, mais il s’est bien battu et il est sorti du lit. Pour ma part le séjour à La Paz c’est finalement bien passe, et j espère que je ne serais pas puni plus tard, pour être le seul a être passe au travers. Ne vous inquiétez pas Vinc a perdu quelques kilos, mais depuis ce matin il a commence à les reprendre, 2 repas, 2 antibios et 2 dodos tout va bien dans la pire des capitales. Oui en effet le problème avec la Bolivie, qui entre parenthèsesest le plus beau pays que nous avons traversé, est que la population est invivable. Avant nous étions plus surpris par la sympathie des gens, toujours prêts à nous aider parfois même à changer leur route, alors qu’ici les gens sont fatigants. Les Boliviens essaient toujours de vous enfler et sont de très mauvaises fois. Ils disent toujours “oui” et au final, nous avons jamais rien qui ne convient. Je dis cela car nous le vivons depuis 18 jours et j’aurais préféré dire le contraire. Les Choilas, petites femmes venues d’un autre monde, sont assez facile à reconnaître, deux tresses noires, un chapeau noir porté très haut, les 6 jupes qui s’arrêtent aux genoux et le fameux sac sur le dos. Elles sont toutes identiques et sont de partout, elles gèrent tout le business de la rue. Les hommes sont plus sympathiques mais restent cachées. Pour vous dire on a même fait un jeu un soir, le premier qui arrive à avoir un sourire. Nous avons tous perdu, conclusion ils ne sourissent qu’entre eux. Voilà le premier problème. Le second qui est sûrement plus contraignant, is the food. Le mot hygiène ne fait parti de leur répertoire ce qui nous résout à manger toujours dans les deux mêmes restaurants, les plus chers mais les seuls ou l’on peut presque manger sans craintes. Si nous n’avions pas peur de la salmonelle, nous achèterions tout aux Choilas dans la rue, mais il faut voir les stands et vous comprenez bien vite qu’à part des bananes, vous n’achèterez jamais rien sous les bâches bleues. Et le troisième qui ne serait rien si les deux autres n’existaient, l’odeur souvent irrespirable surtout dans les villes.

Heureusement, le pays est magnifique et Sucre une des plus belles villes du pays, font que nous aurons passé aussi de très bons moments en Bolivie. Le raid 4*4 que nous avons fait, nous a permis de découvrir tout le sud de la bolivie, caché au coeur des Andes.

Départ d’Uyuni, la plus grande ville du Salar. Nous commençons par traverser les 12500 kms carrés du plus grand lac salé du monde, au milieu tout était tellement pur qu’il était difficile de distinguer ciel et terre. Nous faisons une pause pour manger sur l’isla des Pescados, il n’y a que des cactus tous âgés de plusieurs centaines d’années, le plus vieux et le plus grand fait 12 mètres de haut et a 1200 ans, faites le calcul. Nous avons passé la journée entre le sel et les nuages, paysage magique. Le soir nous dormons dans un hôtel de sel à la sorti du Salar, folklo mais très bonne nuit bien que très courte.

Le lendemain levé 5h30 heures pour le lever du soleil, super mais on en a vu plein et celui ci nous aurions pu nous en passer. Repartis, pour plus de 300 bornes de pistes, au milieu des immensités séparant les cols. Nous passons par l’arbre de pierre, et des canyons de lave avant d’atteindre le parc national d’el flammango. Nous payons nos 30 boliviannos par personne et comme d’habitude donnons de fautes numéros de passeport, on ne sait jamais ce qui peut arriver. Nous faisons un tour de la laguna, toute rouge et pleine de flamants rouges, heu roses, comme quoi de vraies artistes les planctons. L’orage approchant, nous regagnons l’hôtel du parc vers 17h30. Hôtel non, plutôt bergerie aménagée, bien sur sans eau ni électricité. La pluie se transforme finalement en neige, mais trop tard un lit est déjà trempé, ça sent la grosse nuit.

Dernier jour, nouveau record levé 4h30 une heure ou nous avons plus souvent l’habitude de nous coucher. Heureusement nous sommes récompensés, nous arrivons aux gesaires à 5000 mètres avant le levé du soleil. Selon notre chauffeur, guide, cuisinier en fait rien du tout, c’est le meilleur moment de la journée pour se réchauffer à la vapeur en regardant la terre bouillonnait comme un malabar. Ceci est vérifié, on se serait cru à un rassemblement Toyota . Nous repartons toujours avec les phares, pour arriver en maintenant que le soleil aux sources d’eau chaude. Un petit bain à 42 degrés c’est pas de refus, encore moins quand il fait 2 degrés dehors. Un peu froid en sortant, mais le petit déj nous le fait vite oublier. Nous prenons ensuite la direction de la frontière chilienne, pour admirer la laguna verde et ses montagnes, attention les cartes postales. La suite de la journée n’est que 4*4 dans des décors toujours sublimes. Jusque vers 18 heures tout ce passe bien et d’un coup première crevaison, début des 100 heures de galère. Ensuite vous connaissez la suite, bad in La Paz.

Dans les prochains jours nous rejoignons Puno au Peru, au bord du lac Titicaca, puis nous rejoindrons Sharon et Maya a Cuzco pour l’Inca trail, le machu pichu et bien sur la fiesta.

Ciao amigos, muchos suerte para la francia

Rédigé par pecc le mardi 21 mars 2006 à 14:12 dans bolivie | Lien permanent | Commentaires (0)

Bad in La Paz

Samedi 18 mars,

C’est un peu l’écatombe tous le monde au lit, la cause une petite salmonelle de merde qui a attaqué en premier Simon. Nous sommes donc bloque a La Paz alors que nous voulions fuir la Bolivie. En fait tout a commence le 16 a 18 heures alors que nous venions de rouler 900 bornes sans problèmes dans la montagne, le déserts et le salar. Voilà qu’à trois kilomètres d’Uyuni, début et fin du trip 4*4, nous crevons pour la deuxième fois en 50 kms, alors que nous sommes sur une piste nickel. C’est le début de la merde, plus de roue de secours, 2 heures plus tard nous repartons, fatigués, énerves, dépités. Pas le temps de se laver, ni de manger, si un petit poulet riz local en deux deux. Évidement bus de merde, les tibias à la limite de rompre contre le fauteuil de devant, 4 heures et demie, déjà presque 8 heures de torture, changement de car. Station de bus de Ojuro, repartie pour trois heures de galères, Simon commence à se sentir mal. Huit heures, déjà une demie heure que nous attendons le sac de Maya, restait dans le second bus. A cette heure là il ne fait vraiment pas chaud et la station de Bus à 3800 mètres, c’est pas le top pour attendre surtout quand on est tout vert comme Simon. 9h30 nous reprenons deux chambres dans le même hôtel que lors du premier séjour pour Manu.

Premier sur le carreau vous vous en vous doutez, la petite rillette et pour 24 heures non stop. Dans l’aprés-midi, Vinc comme la fois ou je fus malade s’occupe de Sim et Maya, qui commence elle aussi a devenir blanc neige. Il les accompagne dans un centre de soins au dessus de l’hôtel.

Une heure plus tard, alors que GuiGui et moi tous stone jouons avec nos Charangos acheté le matin, Maya rentre dans la chambre pas de salmonelle pour elle mais elle est bien fatiguée. Pas le temps pour un nouveau morceau, c’est la merde salmonelle pour Simon. Nous faisons les courses pour nos malades et regardons à quatre les photos des trois jour du raid 4*4. Les filles qui voulaient rejoindre Cuzco avant nous, se retrouve bloquées à cause de Moran alitée. J’ accompagne donc Sharon à la gare de bus afin qu’elle puisse changer leurs billets. Nous rentrons à l’hôtel, il est presque 22 heures, nous repartons ilico avec Vinc et William alias Guigui.

Pizzeria Napolita, restaurant contrôlé par un Lab. et certifié nickel. Mais en bolivie l’hygiene a un prix, on s’en sort pour 60 boliviannos par personne. Minuit escale au restaurant israélien où nous mangions la semaine précédente. Le patron est sympa, et nous prête un DVD pour la soirée. Mes deux derniers potes commencent à se sentir mal vers 1 heure, et partent se coucher. Nous finissons le film avec Sharon et nous couchons finalement tous les deux, en seuls rescapés.

Depuis ce matin il y a une chambre contaminée, celle de Sim, Vinc et Guigui, Maya se portant au final assez bien aujourd’hui, notre chambre ne compte personne de malade.

J’éspère que mon passage à vide de la semaine dernière m’a immunisé et que je ne vais pas les suivre au lit. Il y a quand même du progret, rillette number one est restée debout pendant une heure, a pris une douche, et a même manger un poquito afin de commencer à récupérer les 5 kilos disparus.

Les filles sont entrain d’envoyer leurs 25 kilos d’achats en israël. Guigui vient de se réveiller, il a 40 de fièvre ça part vraiment en couille.

Ciao, à bientôt quand tout le monde aura récupéré.

Rédigé par pecc le mardi 21 mars 2006 à 13:42 dans bolivie | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)

Manu Chao a La Paz

Buenas dias todos,

Oui on vous a entendu : c´est du n´importe quoi, ils ne postent plus qu´une fois par semaine  mais La Bolivie ce n´est definitivement pas le Bresil ou l Argentine. Ici, tu peux passer une heure et demi a ecrire un post avec des photos comme ca m est arrive hier et pouf d´un coup plus d´electricite dans le quartier. C´est le pays le plus pauvre d Amerique du Sud et sincerement ca se voit. Pour donner un exemple, Simon a achete une petite guitare a un artisan qui avait fait 8 h de marche pour la vendre. Des que Simon a paye la guitare (30 euros...), le type est parti en lui disant tout simplement qu´il avait trop faim pour parler plus.

Bref, maintenant on a le choix entre vous raconter tout ce qui s est passe depuis deux semaines en une vingtaine de posts ou reprendre le direct et zapper le reste. Je me decide pour un compromis : un resume vite fait des derniers evenements pour pouvoir vous raconter cette soiree ENORME vecue hier soir, MANU CHAO en concert a la Paz. Pour les photos c est toujours la merde, je n arrive pas a connecter mon mac a internet. Des que possible ce sera une avalanche d images, de videos et tutti quanti.

Donc apres Campo Grande au Bresil, nous sommes partis pour le Pantanal. On nous avait pas menti : une des plus belles experiences de ma vie. Des notre arrivee on nous a installe dans un immense dortoir avec une vingtaine de hamacs alignes et une immense moustiquaire. La bas, le pire animal n est pas l alligator, la p¡ranha ou la tarentule, non c est bien le seul insecte qui meriterait d etre extermine de cette planete : le moustique. En trois jours on avait au moins une centaine de piqures chacun et les cicatrices sont toujours la apres deux semaines. Bref, on se reveille vers 6h pour une premiere marche avec notre guide Elie, un pur produit du Pantanal ne dans un des rares villages indiens restants dans le Parc. Une premiere ballade dans le Parc ou on apprend a marcher...pieds nus! Dans la jungle ca fait bizzare au debut puis ca devient rapidement une habitude. On decouvre un a un les animaux : opposum, singe hurleur, perroquets ( 3 ou 4 especes differentes), les tatous et les serpents.  On enchaine l apre midi sur une deuxieme ballade. Comme promis Elie attrape un alligator pour nous. On s'entend vraiment bien avec lui et il nous a propose de le faire meme s il se l'interdit d'habitude pour ne pas les rendre trop peureux vis a vis des touristes. C'est incroyable de le voir faire : il l'approche par derriere avec une branche dont il a enleve tous les feuillages. Au bout de la branche, il pend son tee shirt qu il laisse tomber sur les yeux du reptile. Des qu'il est dans le noir, l'alligator s'endort ( le cerveau d une poule...) et il reste a Elie a se jeter sur lui en lui serrant le cou. L alligator essaie de resister puis se laisse faire. Alors il le prend par le cou et le souleve a la verticale ( on a les photos). Il me propose de le prendre, j'accepte. Avec du recul je m'en veux un peu d'avoir fait ca parce que ca ne prouve rien du tout et que l'animal etait mort de trouille au point de me pisser dessus. Un predateur qui se fait dominer, c'est pa naturel.  Pecc est plus intelligent que moi et refuse de le prendre. On continue a apprendre sur la faune et la flore du Pantanal grace a notre guide qui connait vraiment tout sur le bout des doigts. Tous les guides de l'expedition sont des indiens qui parlent 5 langues dont l'hebreux ( beaucoup d'israeliens ici). Elie a vecu toute sa vie dans le Pantanal mais il comprend tout tres vite meme les situations totalement liees a notre culture europeenne et son humour est incroyable. Plusieurs fois son sens de la repartie me laisse impuissant. Je n'ai pas d'exemple sous la main mais ca restera une grande lecon d'humilite pour moi de comprendre que l'intelligence n est pas une question de geographie ou de culture... J'ai fait un podcast d'Elie mais encore une fois, les problemes de connexions m empechent de le diffuser.

Deuxieme jour : on part pour une ballade a cheval au lever du soleil. J ai une grosse apprehension avec mes souvenirs de chutes quand j'etais gamin. En fait on nous file des purs chevaux de cowboys a monter avec le moins de style possible pour que tout fonctionne. En deux heures de ballade, on est tous d accord : des que possible on refait du cheval. Les 10 dernieres minutes au pur galop du farwest resteront pour toujours dans notre memoire. Il suffit de lever les bras en l air en criant "hi ha" et c est parti. On a une video bientot en ligne qui prouve le truc.

On part  dans l'apres midi a la peche aux piranhas. Alors la, il faut que je vous dise, le piranha, c est tout sauf les souvenirs que nous ont laisse les episodes de James Bond ou le mechant tombe dans un lac et se fait bouffer a vif. Non, c est la meme chose que le requin mais en plus petit. Sans une fracture ouverte qui perd 2 litres de sang a la minute, vous ne serez jamais attaque par aucun piranha meme s'ils sont 200 dans 20 litres d eau. Donc la peche aux piranhas, c'est tres simple : une canne, un fil, un morceau de viande et hop. Tout le monde dans le lac infeste avec de l eau jusqu'aux epaules et c'est comme n'importe quelle peche, il faut attendre. Je dois pas avoir les genes qu'il faut parce que meme en etant hyper patient, je ne reussi a prendre qu'une sardine ( d'eau douce, ben oui, apparemment ca existe...) et un "banana fish", espece protegee que je dois relacher... La zone totale!

troisieme jour : on avait rendez vous a 5h20 pour le lever de soleil mais notre guide ne se reveille pas!! Les indiens du Pantanal ne sont pas tres differents de ceux de Lucky Luke finalement, des qu'ils picolent c'est fini! L'occasion de le chambrer correctement qu'il balaye d un bon eclat de rire. On se fait quand meme une derniere ballade sans Pecc qui s est blesse au Volley : dechirure du mollet qui lui fait encore un peu mal. Je suis comme un fou parce qu on croise des traces de puma fraiches mais Elie refuse de le suivre sans doute pour de bonnes raisons...

Voila le Pantanal c est fini, on est tous creve par les marches a longueur de journee et le manque de sommeil mais heureux, vraiment heureux. Un jour on reviendra pour le traverser vraiment du Sud au Nord a cheval, en 10 jours ca doit etre possible.

Le bus nous ramene a la frontiere bolivienne : Corumba, ville coloniale magnifique ou on passe une nuit blanche grandiose avec Pecc a discuter de tout et de rien en jouant aux echecs. C est ca aussi un voyage, ces moments de flottement passes a discuter du sens de la vie.

A partir de la, on est toujours accompagne de Guillaume et Simon mais aussi de Sharon et Maya, nos deux copines israeliennes qui nous demontrent chaque jour que nos prejuges sur les israeliens etaient completement cons. Sur les photos ( certaines deja dispos sur le site de Guillaume et Simon), Sharon est la rousse et Maya la brune. Elles viennent de finir leur service militaire de 2 ans obligatoire et partent comme 150 000 jeunes israeliens en voyage pour un an.  Quand je parlais de prejuges c est une opinion largement partagee par les voyageurs sur les israeliens qui voyagent en bande et ne s'interessent pas aux autres. Ca reste vrai pour une bonne partie d entre eux mais on a eu la preuve qu'il ne fallait pas generaliser.

De Corumba on passe la frontiere bolivienne dans des conditions desastreuses : l escroc qui nous a vendu nos billets de train pour Santa Cruz en Bolivie nous laisse a la frontiere avec nos billets et sa bonne grosse commission. Le poste de garde bolivien est une caricature : un officiel qui se retourne quand une fille passe et donne a ce moment la les papiers a remplir pour avoir le tampon. Donc t'attends en priant qu une bresilienne passe devant la fenetre et ca peut durer longtemps... Voila, on est en Bolivie, le pays le moins cher que j'ai jamais vu. On prend un taxi pour la gare qui nous coute environ 80 centimes d'euros a 4.

On enchaine donc sur le train pour Santa Cruz, premiere ville bolivienne, la deuxieme plus grande du pays qui sert aujourd hui de plateforme pour la feuille de coca (matiere brute de production de la cocaine raffinee dans la jungle bresilienne ou en Colombie) et se developpe grace a ca. Avec le recul, Santa Cruz, ce n est pas vraiment la Bolivie : c est propre (ou presque) et beaucoup trop a l europeenne.

Je passe sur l episode du train qui nous a laisse a tous un souvenir affreux, un melange d odeur d´urine, de froid glacial ( clim reglee a 12 degre environ), de boliviens qui te mettent des coups de coudes pendant la nuit juste pour te rappeler que tu n es pas des leurs et de portes qui claquent (des photos de mon doigt broye sur eautourdumonde)...

De Santa Cruz, nous devions faire un tour des missions jesuites en jeep mais le prix nous dissuade et on se decide pour un bus vers Sucre, ville typique des andes boliviennes perchee a 2800m qui, elle, est une vraie ville bolivienne avec ses choilas( orthographe?) les petites femmes boliviennes en habit traditionnel avec, une fois sur deux, un bebe perdu dans un chiffon colore qu elles s attachent dans le dos. Le marché central est le pur equivalent d une medina marocaine  avec des delimitations : quartier des viandes ( et des mouches...), quartier du pain, des fruits... C'est peut etre un peu moins le bordel que la medina de Fez ou de Marakkech mais le principe est le meme. La ville, ancienne capitale de la Bolivie fondée vers 1550 est vraiment magnifique avec ses batiments coloniaux et ses grands espaces verts. Personellement, je suis vraiment tombé amoureux, Pecc confirmera ( ou non).

Nous avions prevu de partir pour le Salar de Uyuni depuis Sucre mais c'etait avant de rencontrer Nicolas, un titi parisien a la cool parti pour un mois seul en Bolivie. Comme a chaque rencontre, tout va trés vite : il habite la chambre d'a cote, nous entend parler francais et pointe sa tete par la porte ouverte. On lui propose de boire un coup ( on n'est jamais a court de whisky!) et c est parti. Il nous file alors ce bijoux de plan : Manu Chao en concert a La Paz le samedi 11. Reculer de deux jours le Salar, ou est le probleme? Ca va nous couter un peu plus cher de faire ce detour mais l'hesitation est de courte duree. On prend un bus de 15h pour La Paz.

Arrivee hier matin dans la capitale bolivienne. L'arrivee sur la ville en bus est incroyable : les montagnes alentours ne sont qu'un immense bidonville. Les maisons en brique rouge sont agrippees a la pente a perte de vue. Ce qu il faut toujours garder a l esprit dans cette ville, c est qu elle est a 4000 m d altitude. Des que tu fais 3 m en montee, au debut tu ne comprends pas pourquoi tu es essouflé puis tu te rappelles : "plus haute capitale du monde". Pecc en a fait les frais avec une grosse crise d altitude qui l'a scotché au lit toute la journee d hier. Le deuxieme gros problème du coin que tu entends prononcé trois fois par heure ici, c'est la " salmonella", la fameuse bactérie présente partout ici a cause du manque d'hygiene et qui te ramène a l'etat de legume pour une dizaine de jours. Du coup on fait attention tout le temps avec la nourriture ce qui ne nous empeche pas de tous avoir une ch.. carabinée.

Voila, enfin je peux en arriver a ce monument que nous avons vecu hier soir : Manu Chao en concert au theatre en plein air de La Paz. Nous arrivons avec un retard de 45 minutes environ sur les gradins de l'amphitheatre a cause de l interminable queue "bolivian style" ou ça parle francais de partout. Je n'arrive pas a croire la chance qu'on a de tomber sur cet artiste francais de naissance mais completement international par les paroles et une veritable idole ici en Amerique du Sud. La premiere partie ressemble a du Ska P version Bolivie avec des paroles douteuses du genre "bad mother fucker, son los gringos" que je ne traduirai pas mais un son vraiment sympa. Bon, en vrai, on attend qu'une chose, el Senior Manu Chao. Il est accompagne du Radio Bemba Sound System. Des qu il arrive, dechainement dans les gradins, c'est un dieu ici. Je danse non stop pendant les 3 h de show, un son incroyable avec la pureté su ciel bolivien, pas une once de violence dans les gradins et une ambiance que j éspère revivre un jour dans ma vie. J'ai un pensée émue pour les Psylos ( groupe de ska reggae dont je faisais partie a Centrale a Lille) quand arrive Bobby Marley que nous avons joué plus d'une fois. En verité c'est beaucoup plus qu'une pensée émue, je suis vraiment retourné...Allez, je la fais : speciale dédicace a Tom, Etienne, Mat, Flo, Grogne, Helene, Jawad, Christophe et Antoine.

En tout cas, sans doute le plus beau concert de ma vie. Voila, Manu Chao 2006 a La Paz, c'est fait. On etaient 8000 petits veinards a assister a cet evenement unique et je ne remercierai jamais assez Nicolas de nous avoir rencarder.

Merci a toi lecteur qui est arrive jusque là.

Ciao ciao

Vincent

Rédigé par badouille le samedi 11 mars 2006 à 19:33 dans bolivie | Lien permanent | Commentaires (9) | TrackBack (0)

Bolivie

Hola amigos,

Voila, enfin une note apres cette absence prolongee. Nous sommes arrives ce matin a Sucre, ville perchee au coeur des andes biliviennes a 2800 m d altitude. Que s'est t'il passe depuis notre dernier post? Un nombre hallucinant d'aventures de voyage. C'est simple, depuis Campo Grande on vit a 2000 a l'heure...

Pour resumer donc : mercredi dernier, je poste depuis Campo Grande avant notre depart pour le Pantanal. On boucle  l'aventure en trois jours (les plus beaux du voyage pour moi!) puis une nuit a Corumba derniere ville bresilienne pour nous. Traversee epique de la frontiere en bus, taxi jusqu'a la gare de train pour rallier santa Cruz. Quelques 14 h de train plus loin, on se retrouve dans cette grande ville du nord-est de la Bolivie qui est la seule partie de plaines a une altitude convenable. On passe une nuit sur place avant de prendre un bus de 14 h pour rejoindre Sucre ou nous sommes arrives ce matin.

Notre projet de faire un tour des missions jesuites en jeep est tombe a l'eau : les agences de loc de Santa Cruz n'avait plus de disponibilite pour les categories les moins chers et on a beau etre en Bolivie et manger pour 1€ par personne, 100 $ par jour, c'etait vraiment trop cher. Donc, notre plan de voyage change du tout au tout et nous decidons de traverser par Sucre pour rejoindre au plus vite le Salar de Uyuni avant que le temps ne soit trop froid : la temperature peut chuter en dessous de zero dans ce desert a 4000 m d'altitude.

La mauvaise nouvelle du jour qui va vous faire marrer, c'est que je me suis pris le doigt dans une de ces p. de portes du fameux "train de la mort". Du coup mon annulaire droit prend des vacances et c'est devenu difficile de taper au clavier. Le sujet du moment entre nous, c'est "Que va faire Vincent de son doigt mort quand il sera tombe?" Ou la grande question "Peut-on jouer au tennis avec 4 doigts?" J'attends votre avis avant l'amputation.

Sinon, des qu on a un peu plus de temps ( pas avant La Paz dans 6 jours), on vous racontera en detail le Pantanal et on mettra des photos mais apparemment le haut debit en Bolivie, c'est pas pour tout de suite.

Demain ou apres demain, nous partons pour Potosi pour rejoindre le Salar. Nous croisons les doigts(ceux qui restent) pour que cette fois le bus soit interdit aux animaux parce que se faire reveiller toutes les heures par un coq qui chante a 30 cm de son oreille, on a beau etre etranger a la cool, ça rend nerveux quand meme.

A bientot

Vincent

Rédigé par badouille le mercredi 08 mars 2006 à 22:01 dans bolivie | Lien permanent | Commentaires (1) | TrackBack (0)

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