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Iguazu

Hola todos,

Une note trés rapide depuis Puerto Iguazu. Nous avons visité hier les chutes d'Iguazu situées à la triple frontière Argentine-Paraguay-Brésil qui sont les 3èmes du monde en quantité d'eau, loin devant les chutes du Niagara!

On est vraiment pressé pour aller prendre notre bus pour aller visiter le côté brésilien des chutes cette aprés-midi si possible mais j'écris juste cette note pour vous signaler un changement stratégique MAJEUR. Désormais, nous n'allons plus passer des heures à sélectionner les photos, à les recadrer, les travailler pour vous. Un petit logiciel nous permet maintenant de mettre les photos sur le blog en quantité.
Nous allons donc faire des albums photos par destination ( exemple : chutes d'Iguazu) et un seul regroupant les meilleures photos par pays.
La bonne nouvelle c'est que maintenant vous avez un max de photos tout en gardant un album avec les "meilleures" photos téléchargeables pour des fonds d'écran par exemple ( oui, c'est pas trés modeste tout ça mais vous nous avez trop complimentés...).
`
On met tout ça en place au plus vite et on vous fait rapidement un post pour vous raconter ce que ça fait 12000 m3 d'eau quand ça tombe de 80 m de haut.

Ciao amigos,

Vincent

Rédigé par discounteo le samedi 25 février 2006 à 16:57 dans argentine | Lien permanent | Commentaires (1) | TrackBack (0)

podcast

Cette fois, ça devrait marcher :

Download podcast_laura_final.m4a

Cliquez ici pour télécharger le MP3

On demande des excuses pour le montage débutant, nos voix de blaireaux (enfin surtout moi) et nos rires de hyene (encore moi), le metronome en continu (!), le son archi pourri et le format proposé qui apparemment n'est pas lu par tous les lecteurs(m4a)... Certes, ça fait beaucoup mais nos carrières de reporters commencent à peine. Préparez-vous les Ardisson, les Baffi, les karl zero du dimanche, la relève est là!

On attend des retours svp sur ce premier podcast qui sera, on l'éspère, le premier d'une longue série.

Ciao

ps : nous sommes bien arrivés à Puerto Iguazu dans une auberge avec piscine, mini golf, wifi, pool bar (c'est quoi, devines...) le tout pour 25 pesos la nuit soit environ 6 euros.

Vincent & Pecc

Rédigé par badouille le mercredi 22 février 2006 à 15:39 dans argentine | Lien permanent | Commentaires (2) | TrackBack (0)

Voila c'est fini

Depuis ce matin, flotte un petit air de tristesse. Au revoir Buenos Aires, nous partons dans deux heures. Hier soir pour notre derniere nuit, nous etions sur la terrasse du 15 de noviembre xxxx chez Laura. Pour garder un souvenir et surtout pour vous faire Dsc01276entendre l'accent delicieux des argentines, nous avons interviewe Lau. De la cerveza et tres vite nous oublions le Mac, Lau se prette bien au jeu et ne parle qu'en francais. Arrive alors Martin son frere dont je vous ai deja parle. Lui aussi parle tres bien francais et commence a se faire interviewer par sa soeur. Nous les interrogeons ensuite sur la jeunesse, la politique, etc.. en Argentine. Nous allons essayer de mettre l'enregistrement en podcast, le probleme est qu'il est un peu gros.(100 mo en .aac : merci de nous aider si ya des experts)

Dans le grand couloir de 30 metres pour partir de chez Lau, nous foulons surement pour la derniere fois la mozaique style marocain. Une bonne derniere accolade, un bisou et un tout petit ciao!!, comme pour ne pas penser que c'est la derniere fois. Nous partons a la recherche d'un Taxi pour aller manger, il est 3h15. Nous attrapons une 504 au vol, qui nous conduit en 5 minutes dans un fast food. Rien mange de la journee, nous passons une grosse commande, vinc confirmerait : c'etait degueulasse.

Nous remarchons un peu, un bonhomme michelin nous prend dans son tacot, "Humberto primo 820" et c'est parti mon kiki. Un quart d'heure plus tard sur la terrasse de l'auberge, une derniere Quilmes, une clope il est 5 heures, les etoiles sont deja partis. Ciao la noche.

Hola moto il est 10h00 deja, une clope une douche et the big trip c'est reparti. C'est pas comme si on rentrait a la maison. Non nous continuons l'aventure objectif Pantanal puis Bolivie, ca va plus etre trop la fiesta, mais la fiesta n'est pas le but du voyage. Peut-etre une derniere fois a Iguazu avec nos potes eautourdumonde.free.fr.

Donc nous avons oublie la tristesse, et repartons encore plus motives pour un sejour dans la jungle a la merci des moustiques et de toutes les autres bestioles. Heureusement nous avons le repulsif et les cachetons, A MORT LES MOUSTIQUES!!!!!!!!!!!

Je tiens a remercier tous les argentins que j'ai rencontre, et bien sur en particulier Laura y Mariela sans qui je n'aurait pas connu cette dolce vita. Merci les filles, merci tous les autres: Leo, Thomas, Fero, Martin, etc.............

Hasta luego Buenos Aires, un jour je reviendrai.

Rédigé par pecc le mardi 21 février 2006 à 17:37 dans argentine | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)

La dolce vita

Bon, ok, on a deconné là. Ca fait trois jours qu'on a délaissé Internet pour pouvoir profiter à fond de Buenos Aires telle qu'on la découvre, sous un nouveau jour ( nouvelle nuit?) : celui des vrais portenos comme on appelle les habitants de la capitale.

Aprés mes treks dans les andes, je suis revenu en avion mercredi dernier par Aerolinas Argentinas, la compagnie nationale en pleine croissance. Mon voyage de retour depuis Calafate m'a seulement coûté 90€ ce qui est à peine 30 % plus cher que le bus : 2h de voyage contre 3 jours, le choix n'a pas été trop difficile. Bref, le vol s'est trés bien passé et ça fait un nouveau bon point pour l'Argentine dans ce que vous pouvez envisager comme destination de voyage. L'Argentine, c'est le 8ème plus grand pays du monde mais le transport entre les différent sites ne pose vraiment aucun problème autant pour le bus que pour l'avion. Venez en Argentine, c'est bien, c'est pas cher.

Donc, mercredi je rejoins Pecc qui est affalé comme une baleine sur son lit ( bientot censuré?). Je prends le mac que je lui avais laissé pour travailler sur les photos du trek. Il se réveille 1 h aprés ( il est 15 h) et on fait halluciner les touristes de l'auberge en se prenant dans les bras l'un l'autre. On est vraiment heureux de se retrouver aprés ces 10 jours d'éloignement et de solitude. Il m'explique la dolce vita qu'il mène ici à BA : il se lève vers midi, rejoint ses copines Laura et Mariella qui l'emmènent visiter les différents musées et expos puis aprés une petite sieste à l'auberge, les retrouve le soir pour sortir sur Palermo ou Ricoletta, les quartiers jeunes de la capitale.
Evidemment pour moi, le choc est brutal : El chalten, la poussière, la marche en solitaire, les réveils à l'aube et les nuits à 5 °C / Buenos Aires, la polution, les virées nocturnes, la chaleur insupportable (35°C à l'ombre depuis 10 jours) et les réveils difficiles. Mais je m'adapte bien.
Pecc ne me laisse pas le choix. Dès le premier soir, nous rejoignons les filles vers 1h mais il faudra encore attendre 3 h avant de pouvoir sortir. Je commence à m'endormir sur la grande terrasse typique du dernier étage de la maison de Laura : je suis debout depuis 18h déjà et je commence vraiment à fatiguer. Vers 4h donc, nous sortons en taxi. Nous allons au Bahrein, une boîte branchée du microcentro qui n'a rien a envier à ses grandes soeurs parisiennes. Ce soir là, c'est soirée drum & bass et l'ambiance "underground" nous surprend mais aprés quelques verres, le son nous absorbe jusqu'à la fermeture à 7h30. Un petit déj dans un bar du coin avec les filles puis retour à l'auberge à 9h. A ce moment là, je sens dans les yeux de ceux qui prennent leur petit déj dans la grande salle de l'auberge une mefiance (respectueuse?) pour ces tarés de français qui se couchent à 9h un jeudi matin.
En fait, depuis mon retour à BA, l'auberge n'aura vraiment été utile qu'à notre sommeil puisque nous ne mangeons jamais ici et y passons juste le temps nécessaire pour récupérer. Du coup, on a acquis une réputation de méchants apparemment puisque la fille du comptoir finit par me demander si on est des espions!!! Oui, vous avez bien compris. Je lui demande de répéter et elle me confirme : vous n'êtes pas des voyageurs, vous êtes des espions du mossadh ou de la CIA, non?
A ce moment là, je cache ma surprise et j'essaie de prendre la tête de Matt Damon dans La mémoire dans la peau : "Oui, c'est ça, de la CIA, mais le répète à personne s'il te plaît, on est là incognito." Je m'en vais sans sourire, content de mon petit effet.
Ca doit être les cheveux longs et la barbe qui nous font des têtes de terroristes. Cela dit, j'ai encore du mal à comprendre comment on pourrait être des espions en parlant aussi mal anglais et espagnol et en dormant dans une auberge de jeunesse avec des énormes sacs à dos. Oui, là je vous vois venir : il est naïf ce con de Badouille. Peut être, c'est possible, la fille s'est gentillement foutu de ma gueule. Et ben je vais vous dire, je m'en tape, je suis heureux, c'est pas tous les jours qu'on me prend pour James Bond, j'ai le droit d'en profiter. Maintenant, tous les soirs, je commande une vodka martini au bar de l'auberge.
Non c'est pas vrai.


Depuis mercredi jusqu'à ce soir, Lundi, nous avons gardé quasiment le même rythme de noctambules argentins. Je garderai un souvenir exceptionnel de cette ville et de son sens de la fête qu'on ne perçoit vraiment qu'une fois qu'on a été introduit dans les bonnes soirées mais trés honnêtement, ce rythme de vie est 10 fois plus épuisant que celui du randonneur fou des Andes et Pecc et moi sommes plutôt content de pouvoir enchaîner sur du "vert" puisque nous partons mardi pour les chutes d'Iguazu à la frontière avec le Brésil et le Paraguay. Notre plan actuel est ensuite de passer deux semaines au Brésil pour visiter le parc national du Pantanal puis de prendre le fameux death train (train de la mort) qui nous amènera en Bolivie.

Je me suis acheté un dvd d'un film italien sous titré en espagnol qui devrait nous faire la soirée. Ca fait partie des bonnes initiatives pour apprendre la langue que nous commençons à peine à maîtriser. Italien espagnol, je suis pas sûr que le cocktail soit excellent mais "casanova 70" avec le mythique Marcello Mastroianni, ça peut que être bien.

Allez, je vous laisse

Aprés les éloges sur mon trek, je ne veux aucun commentaire sur notre déprave de Buenos Aires. Aucun!

Rédigé par badouille le mardi 21 février 2006 à 01:08 dans argentine | Lien permanent | Commentaires (1) | TrackBack (0)

Un peu de serieux tout de meme

Salut tout le monde

Assis dans un parc, Archive dans les oreilles, la vie me sourit, et pour une fois je me satisfait des choses simples. J'ai le sentiment d'etre libre de toutes les contraintes qui me bouffent habituellement la vie.Mais je vais etre objectif, l'Argentine c'est le reve pour moi mais il faut pas croire que ce le soit pour tous ses habitants. Comme l'entend le titre du post, un peu de serieux ne fait pas de mal. Ayant ete tres vague sur mes derniers post, un peu de rigueur me fera du bien. Je ne vais pas vous faire un compte rendu detaille jour par jour, mais vous expliquer comment les argentins vivent. Premierement, quand vous en rencontrez un, n'ayez pas peur qu'il vous prenne dans ses bras et vous tape la bise. Ils sont tres chaleureux et souvent, dans l'heure, vous vous retrouvez chez eux. Si vous rencontrez des adultes pour ne pas dire des vieux, ils vous offriront le mate, specialite locale. Cette boisson au gout particulierement amere est un passe temps, ils en boivent autant que je fume des cigarettes et c'est pas peut dire. Les jeunes, tres semblables au jeunes europeens vous offriront une Quilmes, la cerveza national. Cette bière est une véritable institution en Argentine. Leader incontesté en terme de vente et d'image, la marque bénéficie d’une très grosse renommée. En plus c’est le sponsor officiel de l’équipe de foot de La Boca. En gros c'est comme la Kro en france, a la difference que la quilmes est bonne.                              

Les argentins vivent en general assez tard la nuit, et des kiosquo sont ouvert non-stop pour pouvoir acheter cigarettes, friandise etc. Ils sont peut-etre biologiquement different, car ils dorment 5,6 heures par nuit, et ils se levent en chantant. Niveau gastronomie, ils mangent bien surtout en quantite, c'est bon mais c'est gras. Que dire, il faudrait tout comparer, beaucoup trop long...

Des la tombee de la nuit, une horde de 7 a 77 ans sort des favelas, avec des millions de chariots. Ils parcourent les rues toute la nuit, et ramasent selon leurs specificites, ou le carton ou le plastique, qu'ils trient et apportent le matin a la decheterie, pour une misere de pesos. Ca aussi c'est l'argentine : 2/3 de la population vit en dessous du seuil de pauvrete. Ce ne serait pas mon propros en france, mais en argentine je soutient les jeunes revolutionnaires qui sont tres nombreux, et avec qui j'ai beaucoup parler.Quand ils disent insurrection, ces jeunes demandent seulement de l'eau et de quoi manger, qu'on leur laisse le temps d'utiliser leur richesse, ou qu'au moins ils en retirent un benefice quand on les exploite. Le pire dans tous ca c'est que ces gens ont le coeur sur la main, ils partagent tout, si on leur demandait, les multinationales n'aurait pas besoin de les voler.

Pour s'en sortir, l'argentine n'importe rien, ou pas grand chose, elle fabrique tout : la nourriture, les vetements, etc, a part les briquets bic made in france et bien sur les nouvelles technologies made in asia, tout est made in Argentina.

Il fallait que je vous dise tout ca, c'est un peu court, mais c'est la verite. Venez en argentine. Hasta luego amigos.

Rédigé par pecc le vendredi 17 février 2006 à 17:33 dans argentine | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)

Chalten - jour 4

Je traîne ce matin, finis mon livre et prends 3 cafés devant la tente. J'ai prévu ce que je veux faire : un point de vue au sommet d'une colline d'une vallée plus au Sud. J'ai tellement d'ampoules que j'arrive pas à marcher dans la rue mais je ne veux pas gaspiller ce dernier jour ici, je pars.

Cette fois, je n'ai que le 28l hyper léger mais j'ai encore 800 m de dénivelées aujourd'hui. Je monte tranquille, m'arrête sur un plateau avec une végétation de savane pour manger. Je finis la montée sous la pluie, seul sur une colline complètement désertique avec juste quelques mousses et des plantes primaires qui se déplient brutalement pour absorber les rares gouttes. Le climat est particuliers ici : les nuages s'arrêtent tous sur le Fitz Roy et le Cerro Torre donnant de grosses précipitations sur les massifs qui alimentent les glaciers. Mais la deuxième chaîne de collines plus petites ne retient pas les nuages qui s'enfuient vers l'Atlantique. Du coup l'air est trés sec et des parties entières du parc national sont quasi desertiques.
Sur le sommet, je m'amuse avec le retardateur (photos prochainement online) vu que je suis seul et que de toute façon, la vue est complètement bouchée. J'ai raté le Cerro Torre et le Fitz Roy alignés... Définitivement pas chanceux.

Je redescend presque en courant ce qui est le moins fatiguant au final. Puis je me remet à marcher plongé dans des réflexions sur les blogs. Quelle différence par rapport aux autres moyens de communication : radio et tv? Tout le monde ou presque a Internet aujourd'hui en France, chacun peut taper l'adresse de son blog favori et y laisser des commentaires. Un blog peut donc devenir un moyen de communication de masse avec, en plus, de l'interactivité et un message écrit qui reste. De plus en plus de blogs rapportent de l'argent avec de la publicité insérée(pas nous, vous voyez!) et beaucoup mettent en ligne de l'audio (podcast) voire de la vidéo (vidéocast). Je me demande si on va assister au même phénomène que pour les radios libres qui ont fini par se concentrer pour devenir commerciales. Dans 10 ans, un ou deux blogs feront peut être la loi par "segments de marché" : 18-25 ans, cadres actifs, ménagères... Dans ce cas, on est encore dans l'Eldorado de l'Internet puisque chacun a le droit d'avoir son blog et de transmettre son avis subjectif sur les sujets qu'il veut aborder.(sauf gros dérapages) Alors profitons en tant que la loi est ce qu'elle est ( peut-être qu'elle n'évoluera jamais comme le laisse penser le business des plateformes comme Type Pad qui misent sur la croissance du nombre de blogs...) et BLOGGONS. C'est cool de blogger, ça fait du bien, ça défoule et ça coute rien. Au pire personne ne vous lit... Rien à perdre.

Hop, je suis à El Chalten. 20h, une petite pizza, une bière et au lit. Je prends mon bus à 13 h demain pour Calafate ou j'ai prévu de dormir dans le même camping que Serge qui m'attends là-bas.
Buenas Noches

Rédigé par discounteo le vendredi 17 février 2006 à 02:57 dans argentine | Lien permanent | Commentaires (3) | TrackBack (0)

Chalten - jour 3

Hein, quoi? Keskispasse? Des bruits, des gens qui parlent... Ah oui, Fitz Roy, trek, Argentine.
Je me retourne, prends mon portable qui me sert de réveil. Je l'allume... Je l'allume... Putain tu vas t'allumer! Et ben non, plus de batteries! Merde, non, je me suis pas réveillé! Non, je cherche ma frontale dans la tente, je sors, me prend un pied dans une sardine. Quelle heure il peut être? Aucune idée, j'ai pas de montre.
Là, je passe en mode survie : je vide mon sac, prends ma bouffe de ptit dej, mon rechaud, des piles... non je les trouve pas... tant pis. Connard de portable, il est hs je crois. Je pars presque en courant dans la nuit noire, sur un chemin que je connais pas, avec une frontale qui éclaire à 20 cms et le bide désepérément vide. Tu la sens l'aventure là? Ouai tu la sens bien. La rivière, un pont, merde, faut traverser. Ca va, je suis pas tombé. Bon finalement, je m'arrête pour remplir ma gourde, trouver les piles qui étaient bien dans le sac, charger la frontale et repartir aussi vite.
Cette fois, les conditions sont ok, j'ai plus d'excuses. Il me reste plus qu'à affronter les 500 m de dénivelées sur 3 kms pour accéder au fameux point de vue. J'en chie bien correctement pour boucler le tout en 45 minutes au lieu du double préconisé. J'arrive fumant en haut, pile poil à temps pour installer mon réchaud, relancer un instant nescafé et attendre le sunrise.

J'ai pas de chance, le ciel est hyper nuageux ce matin mais le spectacle est quand même incroyable. Je mitraille les photos jusqu'à épuisement de batteries. En tout, je passe environ 2 h sur le haut de la montagne qui permet d'avoir les deux vues : Fitz Roy d'un côté et vallée d'El Chalten de l'autre. Dsct5sJe suis pas tout seul, il y a une vingtaine de randonneurs avec moi mais je veux être tout seul : je descend vers le lago de los tres du côté du Fitz Roy, me fait une petite balade sur les gros rochers autour du lac. Quand je suis vraiment tout seul, apres avoir bien escaladé, je reviens à la raison : Vincent, c'est pas bien, t'es tout seul, tu peux tomber dans le lac et le lac, il est froid. Je reviens vers le reste des touristes, me prend les pieds dans le sac de couchage d'un mec en train de dormir au bord du lac, oui, c'est bien ça à 1200 m d'altitude, à la belle étoile. Il a du se dire, tiens, si jme couchais par là, sur les galets, non plutot là, ça a l'air confort, entre deux icebergs, les pieds dans l'eau, la tête dans le sable.
Chacun ses choix...

Je redescend rapidos vers le campement et me fait une petite sieste pas faussement meritée. La suite est classique : démontage de la tente et retour vers Chalten. Là, je prends carrément mon temps : je m'arrête pour bouquiner sur le bord du chemin. Au bout de quelques minutes, je lève les yeux : a 500 m environ, un condor fait des huits autour d'un pic. J'hallucine (c'est hyper rare de les voir comme ça), choppe mes jumelles et déguste le spectacle. Malheureusement pour moi, il ne s'approchera pas plus mais son envergure est déjà incroyable avec les jumelles. J'apprendrai plus tard qu'ils ont des nids dans la région mais que j'ai été chanceux d'en voir un : ils fuient les touristes autant que possible. Cette fois, j'aurais aimé avoir un zoom plus puissant sur l'appareil photo, tant pis...

Sur la descente, je retombe sur Serge qui m'accompagne au resto. Lui repart le lendemain matin pour Calafate. Il me raconte ses histoires de fou au Pakistan, Afghanistan, Inde et Népal. "l'Argentine, c'est les vacances" à côté de ça. Oui, c'est vrai qu'ici tout est facile et hyper sécurisant. On verra si c'est le cas pour toute la suite du voyage...

Retour à la tente. J'ai changé de camping entre temps. 12 pesos la nuit mais je suis seul, enfin, sans bruit. Je m'endors facilement.

Rédigé par badouille le jeudi 16 février 2006 à 02:48 dans argentine | Lien permanent | Commentaires (1) | TrackBack (0)

Chalten - jour 2

Bon ça va ce matin, pas trop violent. Reveil a 9 h, je range tout tranquillement, je suis pas pressé. Je prends bien soin de dire trois fois a l'abruti de service du camping que je dois revenir Lundi soir. Je lui détaille mon trek mais il s'en tappe bien correctement. Tant pis, c'est pas lui qui declenchera des secours s'il m'arrive un truc. Ben voui, vous vous dites que je suis un tantinet chochotte mais c'est comme ça, il faut que ce soit bien préparé quand on part tout seul dans la montagne. Enfin, c'est l'idée que je m'en fait.

Le sac a choisi d'être lourd, pourtant je lui ai rien demandé. Mais ça va, cette partie là n'est vraiment pas violente : 200 m de dénivellées sur 12 bornes environ. Des groupes de ricains de 20 s'arrêtent pour me laisser passer : "look, a fast hiker". Oui forcément (heureusement?), je vais plus vite que les cannes et les dentiers. Je m'arrête au point de vue pour faire mon ptit dej. Ca va, encore un bon moment Nescafé.

Midi, j'arrive a De Agostini : lac de glaciers avec camp de base. Là, deception, le Cerro Torre est invisible, perdu dans une mer de nuages. Je goûte au fameux vent patagon qui rend fou. Il y a un "mirador"(point de vue) à 3 kms du camp mais le chemin pour y accéder est sur la crête d'une colline accolée au lac. Et sur la crête, c'est simple, ya 200km heure de vent.Dsct5s Oui, encore une fois, vous vous dites " Vincent, il fait son marseillais. Les arbres de 30 m je veux bien mais les 200 km heure de vent, il nous prend pour des blaires". Alors, je m'engage à vous filer une vidéo qui prouve la chose : un bijoux son et image à la Nicolas Hulot mais ou je parle, ben, comment dire, dans le vent.
En fait pour m'amuser, sur la crête, je sautais en l'air les bras ecartés pour faire des bons de 3 m comme sur la Lune. Bref, pour moi : pas de mirador, pas de Cerro Torre et surtout pas question de dormir ici à moins de vouloir me lever toutes les 2 heures pour replanter les sardines de la tente.
Entre temps, par un heureux hasard, je retrouve mon pote Serge perdu dans ses rêves au bord du lac. Il hallucine de me retrouver là, pensant que j'étais parti pour le Torres Del Paine. On se met d'accord pour refaire une partie du chemin en sens inverse ensemble. Apres il redescend à Chalten et je continue vers le second camp de base que j'avais prévu pour le jour suivant.

Je me retape 15 bornes donc, pas vraiment prévues au programme, ça commence à bien tirer sur les épaules mais maintenant je n'ai plus le choix. Je me force à prendre des photos du paysage magnifique Dsct5smême si je voudrais arriver à l'heure pour avoir une bonne place pour ma tente. J'arrive vers 18h, timing niquel. Le reste de la soirée, c'est presque machinal : planter la tente, chercher eau rivière, laver corps eau froide, chercher eau rivière, cuire pâtes, manger, chercher eau rivière, laver casseroles. Je me couche, le guide m'a donné l'info : le soleil se lève à 6h45. Je met mon réveil à 5h30. Quelques pages du " siège de l'aigle" et ses intrigues politiques ( ça me donne de la reflexion pour la marche) et dodo.

Rédigé par badouille le jeudi 16 février 2006 à 02:21 dans argentine | Lien permanent | Commentaires (2) | TrackBack (0)

El Chalten - jour 1

Ca y est, je suis la, de retour parmi la civilisation pour vous raconter moultes peripeties et autres aventures incroyables.
Vous connaissez l'histoire du jeune fou qui voulait se mesurer aux glaciers de Patagonie? Non? Alors approchez vous amis lecteurs, je vais vous la raconter... (roulements de tambour, silence, roulements de tambour)

Vendredi matin, 6h, reveil. Ca fait mal, encore même si ca commence a devenir une habitude pour moi de me lever à l'heure à laquelle Pecc se couche. Je prens mon bus seul au milieu d'une horde d'individus a tetes de touriste et a corps d'escaladeurs professionels, des monstres venus d'ailleurs. Je Dsct5sfais mon autiste et profite du voyage pour finir ma nuit. Une pause dans une auberge carton pate avec un lama pour amuser la galerie, plus bronze a cause des flashs que du soleil faiblissant dans le coin. On arrive a El Chalten, capitale nationale du trek argentin vers 13h. Je file devant dans l'espoir de chopper une place en Auberge avant tout le monde. Peine perdue, ce sera encore camping. Rencontre avec deux allemandes sorties tout droit des jeux olympiques de Munich 72 : mollets betons, lunettes fumees et bandeau adidas. Sympas, elles me racontent leur trek et me donnent envie en me disant qu'elles ont fait le lever de soleil au pied du Fitz Roy. Evidemment va falloir se lever tot encore une fois, a voir...

Je m'etais promis d'aller voir les prix pour faire un peu de glacier avec un guide, ca m'attire toute cette glace brute, vraiment. Je vais voir a la casa de Guia juste apres avoir fait un petit tour d'internet a 27 pesos (7 €) les 2 heures. Oui, El Chalten c'est poussiereux, au milieu de nul part, sans acces goudronné mais c'est TRES TRES connu et donc c'est TRES TRES cher. Donc ici, le guide du parc national, il s'est achete un lac avec un jet-ski pour s'amuser apres son 18 trous de 3000 hectares. En tout cas, il pourrait parce que ce gros batard de sa race, il prend 800 € pour un trek de 5 jours. "si senior mais c'est tout organisé, vous n'avez pas besoin d'acheter a manger, on s'en occupe". " Ah bah oui, mais comment dire, moi j'ai déjà acheté à manger, alors bah, ça va pas être possible..." " Are you sure?"
"ouai ca va là je suis plutot schyure"
Je suis revenu la tete basse comme un gamin qui a pas eu sa PS2 et PES5 a Noel. J'en avais bien envie de ce trip, fait chier.
Je me rabat sur la classique : la Chalten, Cerro Torre, Fitz Roy, Chalten. Pour apporter une precision utile, il y a en gros deux sommets de plus de 3000 dans la region : le Monte Fitz Roy o Chalten argentin et l'aiguille Cerro Torre chilienne. Autour, toute une serie de pics et aiguilles qui devraient vous rappeler des souvenirs : le Mermoz, le Guillaumet, le Poincenot et le Saint Exupery. Evidemment je vous apprend rien : des grands noms d'aviateurs de l'Aeropostale qui traversaient la Cordillère regulièrement.(voir les photos pour plus d'explications)

Donc en trois jours, le plan est le suivant :
-jour 1, montee jusqu'au camp de base De Agostini avec vue sur le Cerro Torre
-jour 2, traversee vers le camp de base Poincenot avec vue sur le Fitz Roy
-jour 3, lever a l'aube pour voir le lever de soleil sur le Fitz Roy depuis un point de vue a 1200, le Lago de Los Tres puis retour vers Chalten
Puis Mardi retour a Calafate pour avoir mon avion mercredi.

Bon, ca c'est fait, je peux dormir serein autant qu'on peut l'être avec une tente plantée a côté du barbecue du camping le soir qu'ont choisis apparemment tous les jeunes de Chalten pour s'en coller une. Heureusement pour moi, ils sont pas nombreux, les jeunes locaux, dans cette ville entièrement saisonière et la pluie les achève rapidos. Je m'endors...

Rédigé par badouille le jeudi 16 février 2006 à 01:32 dans argentine | Lien permanent | Commentaires (2) | TrackBack (0)

houston, can you hear me?

Hola,

Je reviens juste de mes trois jours de trek que je vous raconterai en detail des mon arrivee  demain a Buenos Aires. Juste pour vous dire que tout va bien. J'ai des pieds de lepreux a cause des ampoules mais la tete et l appareil photo blindees de matiere a reve.

Desole mais "I'm in a hurry, you know".

Vincent




Rédigé par badouille le mardi 14 février 2006 à 15:42 dans argentine | Lien permanent | Commentaires (1) | TrackBack (0)

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